Pitch

Fragments de voyages en Bolivie par un apprenti linguiste étudiant la langue des Siriono.

lundi 11 juillet 2011

Trinidad l'urbaine

Un autre message pour d'autres photos de Trinidad ! Le précédent était très personnel, mais c'est que je ne connais pas grand chose de la ville. Je vous propose donc un message avec davantage de détails sur la vie ici et plein de ressentis !
Une belle colonnade
Les rues sont souvent à sens unique dans le centre mais passé quelques rues, elles permettent aux motos de faire n'importe quoi. En fait, je ne sais pas s'il y a réellement un code de la route ici. Les gens respectent relativement bien les feux rouges et j'en ai vus plus ici qu'à Santa Cruz. Mais à part ça, les gens tournent et coupent la route des autres à tout bout de champ. Et les piétons n'ont qu'à faire attention !
Une chouette petite maison
Les trottoirs sont larges mais de hauteur et de décoration variables. Chacun semble la propriété de la personne ayant le bâtiment qui le borde. Les trottoirs reflètent donc la richesse de l'habitant, avec parfois un parement excessivement luxueux et une variation dans la céramique impressionnante. Les colonnades changent aussi toutes les trois mètres, étant parfois en bois, souvent en pierre.
Non, je n'ai pas de photo de trottoirs à vous montrer
Dans cette ville il y a plusieurs aménagements urbains récents qui ne sont pas du tout utilisés. Je ne crois pas que ça vienne de la saison puisqu'il fait beau et chaud. Je crois que c'est plutôt des signes extérieurs de richesse pour montrer que la ville est prospère. Il y a notamment des bancs en cercle au milieu de certaines routes, presque dangereux avec le taux de pollution de l'air. La manifestation la plus courageuse de cette attitude est la rangée de banc en céramique le long de la...rivière...qui traverse la ville.
C'est bel et bien en plein soleil
La rivière, sans eau en cette saison, et complètement végétale !
Un autre élément visible ici est la présence policière et militaire. Autour des banques rodent des gardiens avec des fusils à pompe et il est très courant de croiser des militaires dans la rue. Pour autant, ce n'est pas vraiment oppressant. Ils se déplacent en moto, comme tout le monde mais je n'ai encore vu aucune violence dans les rues. Je ne sais pas si les gens ont des armes chez eux mais j'en doute, le peuple a beau être en grève un jour sur deux, il ne s'agit pas de révolutions armées mais de révoltes de minorités. Le pays est dirigé par un progressiste mais ça ne plaît pas à tous et particulièrement pas aux riches, que l'on force à partager avec les pauvres. Ces derniers protestent quant à eux car les entreprises nationalisées sont maintenant dirigées par des proches du président qui ne sont souvent pas très compétents. Et puis, le pays est très pauvre et enclavé aussi bien politiquement qu'économiquement.
Le mur de la caserne militaire de la ville, avec une ancre !
Pour l'almuerzo, le repas de midi, il y a de nombreux lieux où manger dont le Centro social, un bâtiment proche de la place centrale, avec une très grande cour intérieure. Il s'agit de cuisine familiale pas chère, dont le menu change chaque jour. Voilà enfin un coin où goûter des spécialités locales ! Vous pourrez donc avoir droit à un nouvel article culinaire un de ces jours ! J'ai goûté pour l'instant des albondigas, boulettes de viandes dans une sorte de soupe indéfinissable et un jigote de charqui sans comprendre aucun des deux mots.
De nombreuses tables où tout le monde se connaît et se salue
Une grande cour, parfaite pour le bal
Comme à Santa Cruz, il y a de nombreuses églises aux noms exotiques, mais elles semblent moins influentes ici. Les écoles semblent moins religieuses et j'ai l'impression que les gens sont moins croyants...mais c'est difficile à dire vraiment.
Une église quadrangulaire, de ceux qui ont fondé la mission d'Ibiato
Voilà pour quelques aspects culturels de Trinidad ! Je vous proposerais prochainement un autre article sur la nourriture, ou peut-être les poissons, qui sait !
Merci de vos commentaires en tout cas, ça me fait chaud au cœur de vous lire !

Trinidad, Bolivie

Je suis dans cette ville de 80 000 habitants depuis trois jours maintenant mais je n'ai pas fait grand chose. Il faut dire que je suis un peu malade. Oui, ça y est, les spécialités locales ont eu raison de mon estomac. Mais ça va, je suis content que ça m'arrive en ville plutôt que quand je serai avec dans le village des Sirionos ! Je vous propose donc une première visite de la ville, qui me fait un peu penser à une version géante de Paris, Texas !

Une rue avec du goudron, c'est pas le cas de toutes
La ville est carrée, entourant la place centrale que je vous ai présenté dans l'article précédent. Elle est relativement riche par rapport aux autres villes boliviennes, mais c'est récent. Il y a donc de grandes différences visibles entre les cuisines collectives et les restaurants un peu plus luxueux...enfin, pour la présentation, le menu est sensiblement le même partout : du poulet, pollo en espagnol.

Seigneur Poulet, l'équivalent local de Burger King
Les gens se déplacent en moto, souvent à plusieurs, deux ou trois avec un enfant. Il n'est pas rare de voir des jeunes au volant et il y a autant de conductrices que de conducteurs. Les moto-taxi sont plutôt conduites par des hommes, mais c'est parfois difficile de savoir que c'est un taxi. La course coûte une misère. Par exemple, pour aller en banlieue samedi soir, j'en ai eu pour trois bolivianos (trente centimes). 
Un bâtiment avec une image de justice aveugle

La ville sent vraiment mauvais. Entre les fumées des gaz d'échappement et les caniveaux, c'est terrible. Sans parler des odeurs de friture qui s'échappent des boutiques. Ici le poulet c'est le légume à consommer cinq fois par jour. Dès le petit déjeuner, c'est salteña, fourré à la viande avec une sauce plus ou moins piquante. C'est assez bon, mais très écœurant. Et avec ça, la boisson nationale, du Coca-cola ! Ou parfois de la chicha, prononcé chitcha, qui est une sorte de jus de...je sais pas très bien en fait. Il y a une autre spécialité que  je n'ai pas encore goûté, j'en parlerais une autre fois.
Les abords de la place centrale, un immeuble assez typique
A midi, c'est soupe de cacahuète, sopa de mani, et plat de poulet. J'ai pris hier une milanesca, une escalope milanaise. Un plat de base de l'alimentation sud-américaine. J'avais pas super faim et quand j'ai vu arriver l’assiette j'ai cru m'évanouir. L'escalope panée devait bien faire dans les trente centimètres de long pour quinze de large, avec autant de viande que d'huile. En dessous se cachaient des frites pas terrible, du riz un peu meilleur et des morceaux de banane frites. J'en ai mangé presque la moitié avant d'abandonner.
Une bâtiment assez joli, non ?
Dans la soirée, je suis allé rendre visite à une dame qui a travaillé avec les Sirionos il y a une quinzaine d'année et qui possède une bibliothèque impressionnante, dans une maison super classe. Dommage que ce soit la fête du quartier ces jours-ci, parce qu'avec les fenêtres sans carreaux, on a subi pendant toute la soirée le karaoké de rock latino. J'ai presque compris la moitié des conversations de la soirée, un peu moins quand le voisin est passé et qu'il a parlé de théologie. Le quartier est bizarre, avec des cabanes très pauvres et des maisons luxueuses entourées de grillage barbelé.

La place de la tradition, un aménagement urbain étrange
Ce dimanche je suis encore un peu naze mais je suis allé me balader pour vous ramener quelques photos de la ville ! Je cherchais aussi une crêperie tenue par des français, mais je ne l'ai pas trouvé, ce sera pour une prochaine fois. Du coup, j'ai acheté une pomme plus grosse que mon poing et un immense verre de lait de coco. Ça c'est vraiment un truc fantastique.

Une vision plus moderne de la ville, Trini on fire !
J'ai revu le paresseux puis je suis rentré écrire cet article avant de ressortir à la recherche d'un autre cyber que celui de la veille. Bon, en fait, le dimanche après midi, je n'en ai pas trouvé et je vous le propose donc ce lundi. J'peux donc vous dire que j'ai bu ce matin un super milkshake à la papaye !

La Catédrale de la Sainte Trinité
Cet après midi, j'ai rendez-vous à 15h avec les représentants indigènes ! Si ça se passe bien, j'pourrais enfin me rendre à Ibiato ! Pas encore de date fixée pour le départ mais ça se rapproche ! Je repasser sur le net avant de partir, j'ai encore plein de photos à vous montrer !

samedi 9 juillet 2011

Santa Cruz - Trinidad

Ça y est, changement d'acte ! J'ai payé mes neuf nuits à Santa Cruz puis j'ai pris un taxi pour le terminal de bus. Je n'avais pas acheté mon billet de bus avant et je crois que c'était une erreur, car je l'ai payé relativement cher du coup. Autour de 28 euros. En plus, le bus ne partait que deux heures et demi plus tard et j'eus donc à attendre avec mon gros sac à dos dans la gare. J'en ai profité pour acheter un paquet de gâteau, en cas de faim pendant la nuit. Car oui, j'ai pris un bus de nuit, avec fauteuil inclinable. Je m'assieds sur un banc puis entends des gens un peu plus loin pousser des cris. Je vais voir et les trouve rassemblés devant la télé en train de regarder le match de la Bolivie. Contre le Costa Rica je crois. Suite à l'échec de l'Argentine, une victoire leurs permettrait de se placer directement en première position et de pouvoir continuer la compétition. Oui, mais ça ne s'est vraiment pas bien passé. Je n'ai pas suivi la première mi-temps mais la seconde fut une suite de malchance ou d'acharnement de l'arbitre qui les a conduit à une défaite implacable.

La télé devant laquelle je me suis installée était bien petite et l'antenne vacillait, ce qui entraînait des parasites rendant le tout peu clair. Je crois donc que l'action s'est déroulée ainsi : l'attaquant du Costa Rica tire au but, le gardien repousse la balle vers un autre qui tire, un défenseur bolivien se trouve sur la trajectoire de la balle et repousse le ballon. L'arbitre siffle et met un carton rouge au joueur. Selon lui, c'était intentionnel et la balle serait entrée en contact avec le bras...mouais...enfin du coup, penalty et but...la moitié des spectateurs autour de moi partent ou se désintéressent du match. Je reste encore un peu pour voir un deuxième carton rouge, pour un tacle malencontreux et un deuxième but du Costa Rica, bien mérité.


La vue du quai depuis ma place

Je retourne alors au couloir d'accès au quai et là l'homme m'indique qu'il me manque un coupon. Je vais donc le chercher et paye trois bolivianos (30 centimes) de taxe de gare, ou quelque chose comme ça. Cette fois c'est bon, je peux accéder au quai et à la quinzaine de bus stationnés là. Je ne comprends rien du tout et cherche au hasard un bus. Le nom de la compagnie dont j'ai un ticket, le nom indiqué sur le ticket et le nom sur le bus sont différents mais l'heure et la destination correspondent. Je vais voir les gens qui s'affairent autour de la soute pour vérifier et ils me confirment l'heure de départ sans regarder mon ticket...mouais...je me dis que c'est bon et leurs demande de mettre mon sac en soute. Ils me demandent 10 bolivianos de plus (1 euros). Je leurs donne sans trop protester, ça me rassure un peu sur le fait d'avoir mon sac à l'arrivée. Je monte ensuite dans le bus.

Les places à côté de la mienne
Il s'agit d'un bus à deux étages et je suis en haut, tout à l'avant. Face à moi se trouve une vitre teintée, fendue à plusieurs endroit. Il y a trois rangées de siège, deux à bâbord et une à tribord. Mon siège est seul, de l'autre côté du couloir s'installent un jeune couple de bolivien. Le bus part avec une demi-heure de retard et le chauffeur lance un film. Je ne vois pas bien l'écran, étant juste en dessous, mais de toute façon, je n'ai aucune envie de regarder un film et je tente de m'endormir. La route est longue et pas vraiment plate. Si au début ça va, la route se dégrade progressivement, et le bus ralentit terriblement pour faire des zigzag pour éviter les cahots. Aux environs de trois heures du matin, le bus s'arrête dans une rue où tous les commercent semblent identiques. Des rangées de bouteilles de soda avec des panneaux indiquant des toilettes dans une arrière-cour. J'y vais sans enthousiasme et l'état de propreté y est comme je le craignais. Je me dépêche un peu pour pas que le bus reparte sans moi et c'est reparti pour des heures de route.


Sur l'ecran du cyber d'où je poste ce message je ne vois rien du tout de l'image
Je crois que j'ai dormi un peu, par intermittence. Une fois le ciel moins sombre, à l'heure bleue comme on dit, j'ai commencé à guetter les routes qui partaient à droite. C'est en effet par là que se trouve le village des Sirionos où je me rendrais bientôt. Je ne l'ai pas vu mais j'ai pu profiter de la végétation. La pampa c'est vraiment un truc incroyable. Entre les bosquets relativement verts et les étendues d'herbes sèches et d'arbres aux rares branches lézardent des filets d'eau marécageuse. Les seules habitations par ici sont des ranchs d'éleveurs. Ce sont les terres des Sirionos. Des terres à moitiés inondées pendant la période des pluies et partiellement désertiques le reste de l'année. Un climat bien particulier.

A la première heure du jour
On arrive finalement à Trinidad où les bus clinquants dénotent par rapport aux teintes locales. Tout est poussière. Trini, comme les gens disent ici, est une ville de western, où les chevaux ont été remplacés par des motos. Les rues immenses sont plus ou moins goudronnées mais toujours cernées de caniveaux où stagne de l'eau puante. Je me rends vers ce que j'estime être le centre-ville. Il est tôt dans la matinée mais il y a déjà de nombreuses motos et quelques rares voitures. Les gens me regardent très bizarrement. Je me sens ici bien plus étranger que je l'étais à Santa Cruz. Les touristes ne viennent pas trop ici et il y a moins de brassage ethnique. C'est néanmoins une ville assez riche, comme je m'en aperçois en arrivant sur la place centrale. Je m'y assieds un moment pour me reposer d'avoir marché avec mon sac à dos. Il est très tôt et je crains que l'hôtel ne m'accepte pas, où me facture une nuit supplémentaire. Je sais qu'ils font ça, parfois.

Le parc où je suis resté trois plombes
Je traîne une heure puis finis par repartir dans la direction opposée à celle par laquelle je suis arrivé. Pour ne pas tourner en rond pendant encore des heures, je demande à un monsieur. Je comprends ce qu'il me dit sans problème, pour une fois, et je me dirige dans la bonne direction. Arrivé à l'hôtel, deux jeunes m'accueillent et me disent que c'est 100 bolivianos la nuit (10 euros). C'est un peu cher et j'essaye de leur demander s'ils n'ont pas des dortoirs collectifs. Cette fois, ils ne me comprennent pas...et de toute façon ils n'ont pas de chambre libre à ce moment là, il faudra que je repasse vers midi. Je retourne alors un peu penaud sur la place centrale. C'est que...je me serais bien reposé un moment et je serais bien allé aux toilettes aussi.

La fontaine qui ne coule pas, au centre du parc
Je change de banc et lis un peu. Au bout d'un moment je vois passer un monsieur avec une brouette dans laquelle il y a un grand bac et des verres en plastique. Je vais lui demander ce que c'est et il me dit que c'est du lait de coco ! J'en prends un verre avec plaisir. C'est glacé et sucré, tout à fait délicieux ! Je me dis que finalement cette ville n'est sûrement pas si désertique.
La flèche avec la sorcière pointent vers l'église de la place
Après encore un bon moment, c'est que j'ai trois heures à attendre mine de rien, je vois un homme déposer quelque chose sur l'arbre à côté de moi. Je me lève pour aller voir ce que c'est et découvre un curieux animal qui s'agrippe tant bien que mal à l'arbre. Une famille est à côté à le regarder aussi. Une dame s'arrête à côté de moi pour faire un commentaire puis me demande d'où je viens. Elle me dit qu'elle est suisse et vit en Bolivie depuis très longtemps. A un tel point qu'elle ne parle plus français, mais le comprend encore. Elle me dit que c'est un peresozo, un paresseux. Je discute un petit peu puis retourne m'asseoir. Je le vois alors passer au dessus de moi, comme au ralenti. Lançant ses longs bras pour attraper une branche, la vérifier lentement avant d'y lancer une jambe ou un autre bras puis de se balancer jusqu'à elle. C'est vraiment un étrange animal !
L'étrrange animal
Je finis par me diriger à l'hôtel. Une dame m'accueille cette fois et me propose une chambre seul à 100 ou une chambre partagée avec un autre pour 50. J'accepte avec joie le second choix et profite d'une chambre où je suis en fait seul. Elle est au fond de la cour, et c'est ce que recommandait le guide du Routard de Bolivie. Sauf que ce guide est complètement nul pour la Bolivie, avec des informations erronées ou destinés aux nouveaux retraités. Cette fois, le coup de « Demander les chambres du fond, moins bruyantes » est mis en défaut par une pompe à eau qui vrombit bruyamment et l'écoulement de l'eau dès qu'elle s'arrête. Sans compter les enfants qui jouent dans la cour juste de l'autre côté du mur. Mais qu'importe, je suis exténué et peux donc dormir quelques heures.

Le paresseux s'agripant d'un arbre à l'autre
Je me rends ensuite à mon rendez-vous, pour lequel j'ai normalement été introduit par la personne que j'ai vue à Santa Cruz. Je vois bien la personne qu'il m'avait dit de voir mais elle ne semble pas voir qui je suis. Elle lit le document que j'avais préparé et me dit de revenir lundi après midi, vers 3h, parce que les responsables ne sont pas là aujourd'hui. C'est donc parti pour un weekend à traîner à Trinidad ! Et cette fois pas de wifi à l'hôtel ! J'écris donc à l'hôtel puis me rends dans un cyber pour vous envoyer ça. Ce qui signifie donc moins d'article dans les prochains jours, voir dans les prochaines semaines. Si vous vous ennuyez, je vous recommande le carnet de voyage de deux français qui traversent l'Amérique du Sud en vélo. Je les ai croisés à Santa Cruz et ils sont très sympas ! Le lien se trouve dans la barre à droite et regardez particulièrement les photos du Lipez et du désert d'Uyuni, c'est vraiment chouette. Ce sont des régions au sud de la Bolivie dont le climat n'a absolument rien avoir avec celui de Trinidad !

Ma fraiche chambre d'hôtel sans carreaux
Aller, à la prochaine pour une visite de la ville !

vendredi 8 juillet 2011

Cabines téléphoniques

Un dernier article sur Santa Cruz pour vous montrer une particularité amusante de la ville. En se baladant un peu, il est possible de tomber sur des cabines téléphoniques en forme d'animaux ! Il y en a assez peu et je suis donc fier de pouvoir vous en montrer cinq !

Les coques sont en plastique et sculptée avec un certain style que je trouve plutôt beau. Ces objets semblent avoir un certain nombre d'années et font partie du mobilier urbain pour les boliviens qui n'y voient rien d'extraordinaire ! Les sculptures sont donc abîmées, couvertes d'affichettes ou de graffitis...ce qui ne fait qu'ajouter à leur superbe !








Ajout le 27 juillet, grâce à Ezechiel et Delphine, merci à eux !


Et une nouvelle découverte le 4 septembre !


La suivante a été découverte fin juillet 2013 à Sucre !

jeudi 7 juillet 2011

Le campus de l'Université de Santa Cruz

Je vous en parle depuis quelques jours et voici donc les photos du campus de l'Université Autonome Gabriel René Moreno !
La statue à l'entrée de l'université, fusil à la main, guitare dans le dos, au galop !
Quel beau symbole de l'étudiant !

Si je suis allé à l'université, c'est parce qu'elle organise un atelier destiné aux indigènes afin de leurs enseigner le fonctionnement technique de leur langue, afin de faciliter l'enseignement bilingue. Voilà maintenant presque six ans que s'organisent des cours sur deux ans (c'est donc la troisième promo) pour une trentaine d'étudiants d'âges et d'origines divers. Ils viennent des quatre coins de la Bolivie et sont logés, nourris et payés pour suivre ces cours qui se répartissent à plusieurs moments de l'année, pendant les vacances scolaires, il me semble.
Sur le bâtiment est écrit "Laboratoire d'analyse clinique"
L'atelier durait cette fois trois semaines et servait à compléter la formation en linguistique. Il a commencé la veille de mon arrivée en Bolivie mais en fait, je n'ai pas assisté aux cours la première semaine, contrairement à ce que j'avais prévu. D'une part, car je ne me sentais pas très à l'aise, et d'autre part car ça ne semblait pas très intéressant. J'avais aussi d'autres choses à faire, comme me familiariser avec la vie ici, et avec l'espagnol.
La partie "Humanités" de l'université
J'y suis, par contre, allé cette semaine, afin de suivre les cours d'un linguiste colombien invité pour quelques temps. C'était déjà nettement plus intéressant, presque d'un niveau de cours de deuxième année de Licence. Il s'agissait en fait, pour chaque groupe de locuteur, de faire l'inventaire des sons de sa langue puis de rassembler ça pour en faire un par langue et ensuite d'établir le profil phonologique en établissant les phonèmes et les règles de réalisation. Pour les non-linguistes que mes explications ont perdu, restez sur l'idée qu'ils devaient bien comprendre les sons de leurs langues et leurs rapports au sein du système de fonctionnement de leur langue.
La partie technique du campus
Outre ce cours, je me suis un peu baladé, pour voir les similitudes et différences avec les campus français que j'ai pu visiter (Grenoble, Lyon, Valence (hum) et Limoges dans une certaine mesure). Et bien, c'est vaste, avec des dizaines de bâtiments servant à former des jeunes à divers métiers. Bien que les universités de Bolivie délivrent des diplômes n'ayant aucune valeur au delà des frontières, les étudiants semblent heureux et profitent de connaissances intéressantes. Il y a comme en France des files d'attentes devant les guichets des Café-U !
Un autre bâtiment pour ingénieurs, qui semble construit avec des blocs de Lego
Du côté des similitudes, on voit bien dans les photos les différences entre les filières touchant à l'industrie et celles ne s'intégrant pas dans un processus de production. Les différences sont encore plus grandes qu'en France, entre la petite cabane au toit de tôle et les grands édifices plus modernes. Il y a néanmoins le même mobilier dans chaque salle : des chaises avec tablettes et un tableau blanc. Pas la grande classe mais très correct quand même, et les allées sont assez propres.
Vive l'industrie !

Un autre point commun est l'animation qui règne ici, avec de nombreuses échoppes vendant chips, stylos et cahiers, des voitures qui traversent les allées, des violonistes en herbe qui jouent des mélodies baroques et les enfants qui jouent pendant que leurs parents étudient (en tout cas, dans le cas de l'atelier, je ne sais pas si c'est le cas tout le temps). Pour le violon, c'est un instrument que les missionnaires jésuites ont ramené avec eux pour montrer la beauté du message divin. Il a été repris par les chiquitanos de la région de Santa Cruz et il est utilisé pour jouer des mélodies baroques tout à fait originales !
La bibliothèque de la faculté de technologie
Je n'ai pas mangé sur le campus mais j'ai l'impression que les étudiants retournent tous en ville pour s'acheter quelque chose. Il faut dire que ce n'est pas très loin et qu'il y a de très nombreux bus qui passent devant la fac. Je n'ai pas eu l'impression que les étudiants soient d'une classe particulièrement aisée et j'ai vu plusieurs universités privées, donc je crois que c'est assez populaire, comme en France. Mais je n'ai pas discuté avec les étudiants, et il est peut-être très compliqué d'y entrer, je n'en sais rien.
Des voitures à l'image du reste, hétéroclites.
Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé le lieu plutôt cool et j'espère que ces différentes photos vous aurons permis de vous faire une idée de ce à quoi ressemble la vie des étudiants ici ! Ce n'est pas un lieu à visiter particulièrement mais c'est amusant à visiter !
La pelouse tondue à la bolivienne

mercredi 6 juillet 2011

Fleurs citadines

Voici un article avec quelques photos. Pour leurs légendes, je compte sur vous ! Ce sont en effet des fleurs que j'ai pu voir au détour d'une rue mais que je suis bien incapable d'identifier ! Si vous connaissez les noms, donnez-les moi et je les ajouterais ! Les fleurs sont plutôt sur des grands arbres qui ornent les rues ou sur des arbustes dans des propriétés privées. Il n'y a pas de parterres de fleurs mais la ville est néanmoins très fleurie. La terre semble sèche et poussiéreuse mais ça a l'air de bien pousser. Je pense trouver plus exotique plus tard, mais c'est déjà une première sélection, pour le plaisir des yeux !



A vous de jouer !